Lettre ouverte signée par 735 médecins belges et 2608 professionnels belges de la santé

Dernière mise à jour : 3 mars 2021

le 5 septembre 2020

https://docs4opendebate.be/fr/open-brief/

Nous, médecins et professionnels de la santé, souhaitons par ce moyen exprimer notre profonde inquiétude quant au déroulement des événements de ces derniers mois concernant l’apparition du virus SARS-CoV-2.

Nous faisons appel aux politiciens pour qu’ils s’informent de manière indépendante et critique dans le processus de prise de décision et dans la mise en œuvre de mesures obligatoires visant à protéger contre le coronavirus.

Nous demandons ici un débat ouvert, où tous les experts sont entendus sans aucune forme de censure.

Après la panique initiale autour du Covid-19, les faits objectifs montrent maintenant une situation complètement différente – il n’y a plus de base médicale justifiant une politique d’urgence.

La politique actuelle de crise est complètement disproportionnée, faisant plus de mal que de bien.

Nous plaidons pour l’arrêt immédiat de toutes les mesures et demandons le rétablissement immédiat de notre gouvernance démocratique normale et de toutes nos libertés civiles.

  1. Le concept de la santé

  2. La pandémie prévue avec des millions de morts

  3. Les faits sur le Covid-19

  4. Notre système immunitaire

  5. Les conséquences de l’isolement social sur la santé physique et mentale

  6. Aucun traitement pour un virus extrêmement contagieux qui fait des millions de morts?

  7. La propagation

  8. Les masques buccaux

  9. Une seconde vague de corona?

  10. Renforcer une politique de prévention

  11. Le serment d’Hippocrate

  12. Le vaccin

  13. Le rôle des médias et le plan de communication officiel

  14. Loi d’urgence contre droits de l’homme

  15. La politique actuelle cause d’immenses dégâts

  16. Diffusion de cette lettre

« Une solution ne doit pas être pire que le mal », c’est une thèse qui est plus que jamais d’actualité dans la situation présente. Or, nous constatons sur le terrain que les dommages collatéraux qui sont actuellement causés à la population auront un impact plus important à court et à long terme sur toutes les couches de la population que le nombre de personnes qui sont actuellement sauvées. À notre avis, les mesures sanitaires actuelles et les sanctions sévères en cas de non-respect de celles-ci sont contraires aux valeurs formulées par le Conseil Supérieur de la Santé belge qui, en tant qu’autorité sanitaire, a, jusqu’à récemment, toujours assuré une médecine de qualité dans notre pays : « Science – Expertise – Qualité –Impartialité – Indépendance – Transparence ». 1

Nous sommes d’avis que cette politique a introduit des mesures obligatoires, qui ne sont pas suffisamment fondées scientifiquement, dirigées unilatéralement, et qu’il n’y a pas assez de place dans les médias pour un débat ouvert où les différents points de vue et opinions sont entendus. De plus, chaque municipalité et province a désormais la possibilité d’ajouter ses propres mesures, qu’elles soient fondées ou non.

En outre, la politique répressive et stricte en matière de corona contraste fortement avec la politique jusqu’ici minimale du gouvernement en ce qui concerne la prévention des maladies, le renforcement de son propre système immunitaire par un mode de vie sain, des soins optimaux avec une attention pour l’individu et l’investissement dans le personnel soignant.2

1 Le concept de la santé

En 1948, l’OMS a défini la santé comme suit : « La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’autres incapacités ».3

La santé est donc un concept large, qui va au-delà du physique, et qui concerne également le bien-être émotionnel et social de l’individu. La Belgique a également le devoir, du fait d’avoir adhéré aux droits fondamentaux de l’homme, de tenir compte de ces droits dans sa prise de décision lorsqu’il s’agit de mesures dans le cadre de la santé publique.4

Les mesures mondiales actuelles visant à lutter contre le SARS-CoV-2 violent considérablement cette vision de la santé et les droits de l’homme. Ces mesures comprennent le port obligatoire d’un masque buccal (aussi en plein air comme lors d’activités sportives, et dans certaines municipalités même lorsqu’il n’y a d’autres personnes à proximité), l’éloignement physique, l’isolement social, la quarantaine obligatoire pour certains groupes et des mesures d’hygiène.

2 La pandémie prévue avec des millions de morts

Au début de la pandémie, les mesures étaient compréhensibles et largement soutenues, même s’il y avait des différences de mise en œuvre avec les pays qui nous entourent. L’OMS a initialement partagé en mars que le taux de mortalité parmi les cas de covid-19 enregistrés était 3,4%. Des millions de décès étaient ainsi prévus, et un virus extrêmement contagieux pour lequel il n’existait ni traitement ni vaccin. Cela mettrait une pression sans précédent sur les unités de soins intensifs (USI) de nos hôpitaux.

Ceci a conduit à une situation d’alarme mondiale, sans précédent dans l’histoire de l’humanité : « aplatir la courbe » a été représenté par un confinement qui a paralysé toute la société et l’économie mettant en quarantaine des personnes de bonne santé. La distanciation sociale est devenue la nouvelle norme en attendant un vaccin sauveur.

3 Les faits sur le Covid-19

Au fur et à mesure, de nombreuses sources ont tiré la sonnette d’alarme : les faits objectifs révélaient une situation complètement différente.5 6

L’évolution du Covid-19 a suivi le cours d’une vague d’infection normale, similaire à une saison de grippe. Comme chaque année, nous voyons un mélange de virus de la grippe suivre la courbe : d’abord les rhinovirus, puis les virus de la grippe A et B, puis les coronavirus. Il n’y a rien qui s’écarte de ce que nous voyons normalement..

L’utilisation du test PCR non spécifique, qui produit de nombreux faux positifs, a donné une image exponentielle. Ce test a été effectué à la hâte avec une procédure d’urgence et n’a jamais été sérieusement testé par soi-même. Le fabricant a expressément averti que ce test était destiné à la recherche et non au diagnostic.7

Le test PCR fonctionne avec des cycles d’amplification du matériel génétique – un morceau de génome est amplifié à chaque fois. Toute contamination (par exemple, d’autres virus, des débris du génome d’un ancien virus) peut éventuellement donner un faux positif.8

Le test ne mesure donc pas combien de virus sont présents dans l’échantillon. Une véritable infection virale signifie une présence massive de virus, ce qu’on appelle la charge virale. Si le test est positif chez une personne, cela ne signifie pas que cette personne est effectivement cliniquement infectée, malade ou susceptible à tomber malade. Le postulat de Koch n’a pas été respecté (« L’agent pur trouvé chez un patient présentant des symptômes, peut provoquer les mêmes symptômes chez une personne saine »).

Étant donné qu’un test PCR positif n’indique pas automatiquement une infection ou une infectiosité active, cela ne justifie pas les mesures sociales prises, qui sont basées uniquement sur ces tests.9 10

Le confinement. Si l’on compare les vagues d’infection des pays menant une politique de confinement stricte avec celles des pays qui n’en avaient pas (Suède, Islande …), on observe des courbes similaires. Il n’y a donc aucun lien entre le confinement imposé et l’évolution de l’infection. Le confinement n’a pas entraîné une baisse du taux de mortalité.

Si nous examinons la date d’application des confinements imposés, nous constatons qu’elle a été fixée après que le pic du taux de reproduction du virus ait déjà été dépassé et qu’il soit tombé. Par conséquent, la diminution n’est pas l’effet des mesures qui ont été prises.11

Comme chaque année, il semble que les conditions climatiques (temps, température et humidité) et l’immunité croissante soient plus susceptibles de réduire la vague d’infection.

4 Notre système immunitaire

Depuis des milliers d’années, le corps humain est exposé quotidiennement à l’humidité et aux gouttelettes contenant des micro-organismes infectieux (virus, bactéries et champignons).

La pénétration de ces microorganismes est empêchée par un mécanisme de défense avancé : le système immunitaire. Un système immunitaire fort repose sur une exposition quotidienne normale à ces influences microbiennes. Des mesures d’hygiène excessives ont un effet néfaste sur notre immunité.12 13 Seules les personnes dont le système immunitaire est faible ou défaillant devraient être protégées par une hygiène poussée ou une distanciation sociale.

La grippe va réapparaître à l’automne (en combinaison avec le Covid-19) et une éventuelle diminution de la résistance naturelle pourrait entraîner encore plus de victimes.

Notre système immunitaire se compose de deux parties : un système immunitaire congénital, non spécifique, et un système immunitaire adaptatif.

Le système immunitaire non spécifique forme une première barrière : peau, salive, suc gastrique, mucus intestinal, cellules ciliées vibratiles, flore commensale… et empêche la fixation des micro-organismes aux tissus.

S’ils se fixent quand-même, les macrophages peuvent provoquer l’encapsulation et la destruction des micro-organismes.

Le système immunitaire adaptatif comprend l’immunité des muqueuses (anticorps IgA, principalement produits par les cellules de l’intestin et de l’épithélium pulmonaire), l’immunité cellulaire (activation des cellules T), qui peut être générée au contact de substances étrangères ou de micro-organismes, et l’immunité humorale (anticorps IgM et IgG produits par les cellules B).

Des recherches récentes montrent que les deux systèmes sont fortement imbriqués.

Il semble que la plupart des gens aient déjà une immunité congénitale ou générale contre par exemple la grippe et d’autres virus. Cela est confirmé par les découvertes faites sur le bateau de croisière Diamond Princess, qui a été mis en quarantaine à cause de quelques passagers morts du Covid-19. La plupart des passagers étaient âgés et se trouvaient dans une situation idéale de transmission sur le navire. Cependant, 75% d’entre eux n’était pas infectés. Ainsi, même dans ce groupe à haut risque, la majorité est résistante au virus.

Une étude publiée dans la revue Cell montre que la plupart des gens neutralisent le coronavirus par une immunité muqueuse (IgA) et cellulaire (lymphocytes T), tout en présentant peu ou pas de symptômes.14 Les scientifiques ont pu constater une réactivité des cellules T CD4 du SARS-Cov-2 allant jusqu’à 60% dans une population non infectée, ce qui suggère des réactions croisées avec d’autres virus du rhume (corona)15.

Ainsi, la plupart des gens ont déjà une immunité congénitale ou croisée parce qu’ils ont déjà été en contact avec des variantes du même virus.

La formation d’anticorps (IgM et IgG) par les lymphocytes B n’occupe qu’une part relativement faible de notre système immunitaire. Cela peut expliquer pourquoi, avec un pourcentage d’anticorps de 5 à 10 %, il peut déjà y avoir une immunité de groupe.

L’efficacité des vaccins est jugée en fonction de la présence ou non de ces anticorps. Il s’agit ici d’une fausse représentation des choses.

La plupart des personnes dont le test est positif (PCR) n’ont pas de plaintes. Leur système immunitaire est assez fort.

Le renforcement de l’immunité naturelle est une approche beaucoup plus logique. La prévention est un pilier important, insuffisamment mis en évidence : une alimentation saine et complète, de l’exercice en plein air, sans masque buccal, la réduction du stress et des contacts émotionnels et sociaux nourrissants.16

5 Les conséquences de l’isolement social sur la santé physique et mentale

L’isolement social et les dégâts économiques ont entraîné une augmentation de la dépression, de l’anxiété, des suicides, de la violence intrafamiliale et de la maltraitance des enfants.16

Des études ont montré que plus les gens ont d’engagements sociaux et émotionnels, plus ils sont résistants aux virus. Il semble beaucoup plus probable que l’isolement et la quarantaine aient des conséquences mortelles.17

Les mesures d’isolement ont également conduit à l’inactivité physique de nombreuses personnes âgées et à leur obligation de rester à l’intérieur, bien que les exercices physiques aient un effet positif sur le fonctionnement cognitif, qu’ils réduisent les plaintes et l’anxiété liées à la dépression et améliorent la santé physique, le niveau d’énergie, le bien-être et la qualité de vie en général.18</